Flybaboo
« Rien ne me retient »
Skis aux pieds, Phil Meier taille la poudreuse sur les pentes les plus extrêmes de la planète. Second lors du World Heli Challenge en 2001, il a pris la première place à la Gilles Voirol Classic en 2003. Mais c’est surtout dans des films de ski qu’on peut le voir, tel que les Nuits de la Glisse, Flake Quest ou encore Respect. En-dehors des courses et des séances photos pour ses sponsors, le freerider emmène les curieux dans des Hot Chocolate Freeridecamps pour leur faire découvrir sa propre vision du ski. L’été, ce jeune papa de 32 ans se consacre à sa famille entre son magasin de vélos à Martigny et des incontournables séances d’entraînement.
Comment avez-vous découvert le ski ?
Je pratique le ski depuis tout petit, mais avant d’en faire mon métier, le VTT accaparait tout mon temps libre. Pendant huit ans, j’ai écumé les compétitions en montagne avant de découvrir le ski en pleine nature. Il a commencé à prendre de plus en plus de place dans ma vie et j’ai demandé à mon employeur de travailler à 50%, ce qu’il a refusé. J’ai donc tout plaqué pour venir habiter à Cries dans le Val de Bagnes et me consacrer uniquement au freeride dont je suis devenu professionnel en 1999.
Quelles sont vos stations préférées ?
Toutes, sans restriction ! La région de Verbier dans laquelle je vis est hallucinante pour ma pratique du ski. Les petites stations alentours comme Bruson, Super Saint-Bernard, les Marécottes ou Ovronnaz ont aussi leurs atouts et sont moins envahies pendant la période des fêtes. Sinon la neige guide mes déplacements. Je vais là où elle se trouve et pour cela je voyage des Alpes bernoises jusqu’au Japon.
Quand vous vous retrouvez en station, qu’est-ce qui vous empêcherait d’aller skier ?
Des cabines en panne ou si ma femme m’appelle pour me dire que mon fils est malade. Sinon rien ne me retient. J’ai attendu tout un hiver avant de me faire soigner une malléole fracturée. Je serrais les dents et prenais des antidouleurs si nécessaire.
Y a-t-il pourtant des bars que vous aimez fréquenter ?
Depuis que j’habite à côté de Verbier, je termine mes journées de temps en temps par un après-ski au pub Mont-Fort. Tous les skieurs/snowboardeurs s’y retrouvent et paient à tour de rôle des tournées. Tous ont la banane sur le visage parce qu’ils ont passé une bonne journée et se mélangent même s’ils ne se connaissent pas.
Quels sont vos rituels à la fin d’une journée de ski ?
Je fais du stretching pour m’assurer une longévité en tant que skieur. Ça fait du bien aux articulations, aux muscles et aux anciennes blessures.
Quels éléments indispensables doit-on absolument trouver dans un chalet de montagne ?
Une théière, du bois pour faire du feu et un caquelon à fondue.
Qu’évoque pour vous le mot « Baboo »
Aucune idée. En trichant, je dirais que c’est une compagnie aérienne puisque je surfe souvent sur internet pour réserver mes vols.